Ma connection dauphinoise

Bij wijze van hoge uitzondering een kort artikeltje in het Frans, dat ik gisteren heb vestuurd naar alle leden van mijn lokale oldtimerclub Les Pistons du Bassigny, die intussen mijn Dauphine wel van binnen en van buiten kennen. Maar van de link tussen mij, mijn Dauphine en Amsterdam hadden ze nog helemaal geen weet.

Le samedi dernier, le 7 mai,  j’étais à Amsterdam à l’occasion d’une réunion de ma classe de 1960. En sortant de la gare Amsterdam-Amstel, avant de me diriger vers la salle de la réunion, je traversais le rond-point pour prendre un café chez Café-Restaurant Dauphine, juste en face de la gare. Voir aussi leur site web.
Avec la femme chef d’exploitation on causait du beau temps et de ma Dauphine, je lui montrais la photo récente de la voiture parmi le colza de Rosoy-sur-Amance, de laquelle elle était énormément charmée.

En revanche elle me donnais quelques cartes postales de la Dauphine, matériel publicitaire de l’établissement. 

     

Puis je racontais à Sarah, le chef de garde ce samedi, une histoire particulière, “d’une époque avant ta naissance” :

Entre 1960 et 2000 le bâtiment était le siège principal de Renault-Pays-Bas, le plus grand et moderne de Renault hors de la France, établi suite à la réussite éclatante de la Dauphine au Pays-Bas. Il y avait un salon d’exposition, un atelier, un grand dépôt et des bureaux. Toutes les voitures neuves étaient exposées en plein air au-dessus du toit.

En 1966, après mon bac du lycée classique à Amsterdam, et avant l’incorporation militaire (conscription obligatoire en ce temps-là), j’avais un demi an de “vacances”, c’est-à-dire je cherchais un travail de vacances, que je trouvais chez Renault-Pays-Bas, exactement dans ce bâtiment. Jour après jour je m’épuisais à porter des portes, des capots, des moteurs et toutes autres pièces de la Dauphine, ainsi que de la 4CV, de la R8 et de la R10. C’était une affaire lucrative, à la fois sur le plan financier et sur le plan de mieux connaître et de discerner toutes les pièces Renault.

Leur Dauphine, exposée devant la porte d’entrée, a besoin d’une bonne restauration. La plupart des emblèmes et plaquettes sont chipées (on est à Amsterdam quoi), formation de rouille tout autour.
Et parce qu’elle est visible depuis la voie publique, elle est soumise au contrôle technique tous les 2 ans, comme en France.

De toute façon, je ne sais pas si elle est roulante, mais elle attire l’attention quand même, bien sûr.

Somme toute, quelle joie de retrouver mon espace Dauphine à Amsterdam à présent!